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Feu ! Chatterton, Hyphen Hyphen, BDA - Festival Insolent 2016Image (2016)

Crédit :

© Clément Colin

Date et lieu :

Festival Insolent, Quimper – 23 octobre 2016

Live report :

Retour à Quimper pour le Festival Insolent.

Après quelques éditions à Lorient, le Festival Insolent revient en mode binôme avec une date le samedi 22 Octobre à Quimper et une deuxième journée à Lorient le samedi suivant.

Né en 1999, le festival Quimpérois aura, au fil du temps, connu des années sans (2002, 2006...), des années avec, mais exporté à Lorient, Brest ou Morlaix et même des années sous d’autres noms (Festival Yakayalé ou encore Festival Halloween).

Vous avez du mal à suivre, nous aussi. Ma grand-mère arriverait plus facilement à suivre Jason Bourne en Solex jusqu’en Poméranie Orientale que, nous autres, à trouver une quelconque logique la dedans. Mais après tout, peu importe pourvu qu’on ait de la musique et à Quimper.

Pas vraiment reconnue comme la ville Bretonne la plus rock n’roll, la capitale de Cornouaille fait pourtant des efforts ces temps-ci avec une toute nouvelle salle dédiée aux musiques actuelles, le Novomax, administrée par la dynamique Association Polarités.

Mais revenons à nos maouts (moutons, pour les non bretonnant…), et à la salle du Pavillon cette fois. En une bonne quinzaine d’années, le festival quimpérois aura tout de même fait de belles prises tant au niveau français (Eiffel, Matmatah, Mass Hystéria, Miossec, Dionysos, Shaka Ponk…), qu’anglo-Saxon (Muse, John Spencer Blues Explosion, Keziah Jones, Archive et même le grand Iggy Pop et ses Stooges en première date de sa tournée 2010 !). Bon, il faut bien avouer qu’il y avait aussi des choix plus ‘’exotiques’’ dans le tas mais on taira leur nom pour ne pas faire de mal à Gaëtan Roussel.

Cette fois, une affiche 100 % frenchy déboule dans la cité de la crêpe : Feu ! Chatterton, Mr Oizo, Hyphen Hyphen, Boulevard des Airs et Diallo (The Shoes, initialement prévus ayant dû annuler leur venue au dernier moment pour raisons de santé).

Parisiens, niçois, tarbais et brestois, tous ensembles, là où la main de l’homme n’a jamais posé le pied, au bout de la Terre, unis comme les 5 doigts de la main des 3 Mousquetaires ! ha comme c’est beau la décentralisation !
Arrivé un peu à la bourre, nous n’avons pas pu entendre l’ouverture de la soirée par Diallo (Dj brestois).

La soirée commence donc, pour nous, par Boulevard des Airs (aka B.D.A.), un groupe originaire de Tarbes, donc, qui écume les festivals d’été avec un certain succès. B.D.A., ce serait un peu un mix de Tryo, Manu Chao et Frero-Delavega mais en mode bandas électro (Non, non, ça n’a rien de sexuel). Pas totalement convaincu par leurs enregistrements studio, il faut bien avouer que leur prestation scénique ne nous convainc pas tellement plus…des textes assez platounets sur une partition orientée variétés mais auxquels le public adhère pourtant avec joie et bonne humeur. Les B.D.A semblent presque surpris de voir le public reprendre leurs paroles en chœur et leur candeur fait plutôt plaisir à voir même si on peut quand même trouver que leur partition manque quelque peu d’ambition.

Sans rien dévoiler de nos goûts au lecteur avide de scoop étincelant, l’arrivée de Feu ! Chatterton excite, il faut bien l’avouer, tout de même un tantinet plus nos délicates esgourdes et on constatera très vite qu’on plane ici à des années lumières au-dessus du concert précédent.

Et pour cause ! Après un album absolument épatant sorti en 2014, acclamé par la critique (dont Rocklegends) et une tournée triomphale qui aura vu nos 5 Parisiens proférer leur bonne parole dans toutes les bonnes crèmeries de l’hexagone, on était très curieux de les retrouver au coin du feu (mouarf).

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas laissé leur part aux goélands, les loustics ! Donnant, et oui, c’était possible, encore plus de coffre à leurs magnifiques compositions, Feu ! Chatterton ne cesse décidemment pas de nous épater. La voix d’Arthur Teboul, cette voix si singulière, n’a de cesse de nous émouvoir et de nous transporter corps et âme dans un écrin musical à la fois d’une grande finesse et d’une explosivité maitrisée.

« Côte Concorde » est définitivement un grand morceau et les « Camélias » ou « A l’Aube » distillent une émotion incroyable. Nos 4 musiciens ne font pas qu’accompagner leur dandy de chanteur, ils le subliment dans la subtilité (« Bic Médium ») tout autant que dans des tempos plus énergiques (« La Mort dans la Pinède »). Enfin de set, « la Malinche » en apothéose entrainera dans une transe toute Andalouse un public ébaubi ! Chapeau bas les garçons !
On tient en Feu ! Chatterton un authentique groupe de rock qui a su concilier, et avec quel brio, une écriture à la vraie verve poétique avec des compositions chatoyantes. De plus, sur scène, ces 5 là font preuve d’une maestria que bien des groupes Anglo-saxons n’ont pas. Profitons-en, ils sont chez nous, ils sont jeunes et ont décidemment un très bel avenir.

Le temps de nous remettre de nos émotions (comprenez ; nous sustenter de quelques délicats breuvages légèrement pétillants à base de céréales finement agrémentés de subtiles substances éthyliques) et voici que déboule Hyphen Hyphen. Et débouler, c’est bien le mot.

Santa, sa charismatique chanteuse bondit partout, entrainant la foule dans un défoulement permanent, c’est la fête (et oui, quand Santa cause, c’est presque Noël). Leur musique ultra sautillante ne fait pas toujours dans la dentelle (pour ne pas dire jamais), mais le public s’en fout, suit et s’amuse et c’est déjà pas mal.

On pourra quand même reprocher à Hyphen Hyphen une certaine mono-rythmie, pour ne pas dire monotonie dans la voie de Santa toujours à bloc et dans le style peu varié. Cependant leur énergie compense sans doute pour les amateurs, ces quelques faiblesses.
Le temps de nous remettre de nos nouvelles émotions (comprenez ; on en a plein les chaussettes) et on abandonne les restes à Mr Oizo, on s’envole, direction les pénates pour une nuit de repos bien méritée après une soirée partiellement réussie.

En effet, on a quand même le droit de trouver, que ce Festival Insolent, a manqué d’impertinence et d’insolence justement. A qui la faute ? La scène actuelle française en manquant elle-même, fallait-il en trouver ailleurs ? Peut-être…On accordera sans problème une relative cohérence à l’organisateur du festival (Régie Scène) dans sa programmation tout en constatant que le nom « Insolent » ne collait guère au contenu de la soirée.

Lanig

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