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Pascal Pacaly - Interview - 10.11.2011Image (2011)

Après la sortie des deux premiers Rock Stories (et en attendant le troisième), nous avions eu la chance d’échanger avec Pascal Pacaly qui revient ce coup-ci avec un livre pour les fans… et presque par les fans. Alors ce Rock Addictions ?

Rocklegends : En axant ton livre sur les fans purs et durs, tu induis quelque part que sans fan, il n'y a pas de rock star ?

Pascal Pacaly : Tout à fait, c’est le principe même, la base de tout. Une rock star a besoin que son art se transmette, sinon à quoi bon ? Tu joues dans ta chambre ou dans ta cave et voilà. Non, ici, une rock star - comme tout artiste d’ailleurs - cherche à donner, à se donner pour le meilleur : pour exister. Pour sans doute se dire que tout cela n’est pas vain, qu’il y a une raison à tout ça, l’existence entre autre. Alors on compose, on écrit et on espère que les échos seront le plus nombreux, iront le plus loin possible… toucher le maximum de personnes, se sentir moins seul, c’est ça le but. Et si ton écho ne se répercute pas, eh bien, tout ça n’est pas vain, mais disons qu’il manquera toujours quelque chose…. C’est pour cela que les fans sont tout. Sans eux, pas de partage, pas de message, ou alors un message sans écho, sans retour, et donc, à moins que tu aimes gueuler dans le vide...

R : Après avoir rencontré tous ces gens, c'est quoi au final un fan pour toi ?

P.P. : C’est quelqu’un qui a besoin de rêver, de sortir la tête du quotidien. Quelqu’un qui aimerait se sentir moins seul, quelqu’un qui aurait aimé, mais qui n’a eu le courage, le cran. Quelqu’un qui envie l’autre, qui se dit que son existence étoilée doit être géniale… De toute façon, on écoute tous de la musique, à un moment donné, dans la journée. Comme je te disais, pour sortir de cette routine qui nous colle parfois trop à la peau. Bien sûr, chaque fan vivra sa passion différemment : seul dans sa chambre ou bien dans la déraison qui fait faire bien des choses. Mais le but est le même : c’est se sentir vivant, c’est se dire qu’il y a enfin quelqu’un qui vous comprend, que vous n’êtes définitivement plus seul(e) dans votre compréhension du monde…du moins, de votre monde.

R : Qu'est-ce qui t'a le plus touché dans tes échanges avec eux, dans leur condition de "fan" ?

P.P. : C’est difficile à répondre, car chaque histoire est différente, est belle. C’est un tout. Mais ce qu’on constate c’est que comme je le disais, il y a une réelle volonté, comment dire, d’être dans sa bulle, de l’élargir sans la casser – car sinon, c’est retour à la dure réalité- et d’y faire rentrer le plus de monde possible…

R : En lisant Rock Addictions, on ressent ta plume poétique, ton autre versant, plus présente que dans Rock Stories par exemple. Était-ce volontaire ?

P.P. : Franchement, si c’est le cas, ce n’est pas volontaire. Quand j’écris, je mets l’ordi sur la table. Mets de la musique, du rock bien sûr, tire une lente bouffée d’oxygène, et c’est parti… le reste ne m’appartient plus…

R : Finalement, peu importent les artistes présents dans Rock Addictions, si je comprends bien ce bouquin est avant tout une histoire d'aventures humaines, non ?

P.P. : Oui, même s’il y a des artistes dont j aurais adoré raconter les fans…et comme je sens que tu m’aurais demandé qui, je te répondrais entre autre, Queen, New York Dolls, Polnareff période 60-80, Sex Pistols, Supertamp, Velvet Underground, …

R : Pour finir Pascal... une anecdote de fan à raconter ?

P.P. : Il y a tellement…. Il y a surtout beaucoup d’amour dans ces fans…Il y a Raphy qui à force d’aller ici et là, de se constituer un réseau à réussi à faire une jam cession dans les loges perso de Prince à Minneapolis ( ce qui, reconnaît le, n’est pas gagné d’avance), il y a les aventures de James qui a vécu dans les années 70 à Manchester : il a eu la chance de tout voir, des Joy Division aux Stones à Bowie, et il nous raconte tout ça… il y a Yann, aujourdhui rédac-chef d’un mag de rock et d’art bien connu, fan de Depeche Mode et qui dans les années 80 a raconté à ses parents qu’il allait faire ses devoirs chez un pote, et en a profité pour prendre le train direction Paris le Zénith pour voir ses idoles…. Je pense aussi à Francis, amoureux des USA, et qui faisant un périple à New York pour visiter son pays fétiche, tombe sur des gars à l’aéroport de New York, des gars qui n’arrêtent pas de lui parler de ce putain de concert géant à venir, Woodstock, et qu’il faut absolument qu’il vienne, ce qu’il fera…

Et la liste est encore longue…

Propos recueillis par Jean Jean

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